L’Open Source, une solution pérenne ?

L’Open Source n’offre pas de support ni de garantie. Et si demain les développements s’arrêtent ?

C’est une idée préconçue, chevillée à l’image des logiciels Open Source, alors que le nombre de contre-exemples est sous nos yeux chaque jour avec Android déployé sur plus de 80 % des smartphones, maintenu et supporté par Google. Nous pouvons citer un autre exemple impressionnant avec Redhat qui a réalisé 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel en 2016 et qui édite une liste impressionnante de solutions qui vont du système d’exploitation aux middlewares en passant par la virtualisation, etc… Alors évidemment là, je vous présente des géants du marché mais dans des tailles plus raisonnables, je peux vous citer Combodo éditeur d’une solution d’ITSM, la société Centreon qui édite la solution de supervision du même nom ou encore BlueMind avec sa solution de messagerie collaborative. La liste est longue, très longue et les alternatives aux solutions dont le coût de licence est indécent sont nombreuses.

Mais revenons aux propos de cet article. Juste avant je vous expliquais à quel point il est faux de penser qu’il n’y a pas de société pour supporter les logiciels Open Source et c’est d’autant plus faux qu’un grand nombre de sociétés comme le groupe Teclib existent. Des sociétés qui proposent du support pour les logiciels Open Source justement parce qu’elles savent pouvoir intervenir au cœur même de l’application.

Alors j’ai souvent entendu « oui mais si la boîte venait à disparaître ! Ce n’est pas à Microsoft ou à VMware que ça arriverait. » En êtes-vous si sûr ?
Des géants qui dégringolent suite à des erreurs stratégiques, on en a quelques beaux exemples. Je pourrais vous parler de Kodak ou de Nokia, mais ce n’est pas vraiment le propos.
Je ne comprends pas cet argument. Si l’on tient absolument à travailler avec le fournisseur, au même titre que pour les logiciels propriétaires, il faut vérifier la santé financière de l’entreprise. Mais rien ne garantira jamais que celle-ci sera encore là dans 3 ou 5 ans aussi importante soit-elle c’est toujours un pari.
Ce qui est particulièrement intéressant avec les logiciels Open Source, dans le pire des cas, même si la société éditrice venait à disparaître, vous ne seriez pas démuni. Il y a une foule de sociétés qui sont là, présentes sur le marché, prêtes à reprendre le flambeau. Des développeurs, des architectes, des qualiticiens, chefs de projets, etc…
Une foule d’experts spécialisés dans les technologies Open Source et qui mettent à disposition un panel de services considérable. Tout ça sans compter les sociétés de services qui ne se soucient pas de l’origine du produit. Vous trouverez toujours une société qui acceptera de reprendre la solution ou qui vous accompagnera dans la transition vers une autre solution sans que ça ne vous coûte tellement cher, qu’on préfère laisser tourner la solution sur une vieille machine pour laquelle on prie… Pourvu qu’elle tienne encore un peu, toujours un peu plus longtemps…

Je ne vais pas m’épancher plus longtemps sur cet argument qui, quand on prend quelques minutes pour regarder l’état du marché et pour y réfléchir, ne tient en rien. Au contraire, de ce point de vue, on a tout à gagner en faisant le choix des logiciels Open Source. Si on regarde les bonnes pratiques qu’il s’agisse de système d’information ou non, toutes vous diront qu’il faut maintenir son indépendance vis-à-vis d’un fournisseur.
L’informatique offre une solution toute trouvée pour limiter, voire supprimer ce risque. Pourquoi s’en priver ?

En conclusion, je dirais juste que les personnes qui sont à l’origine se type de discours oublient souvent de regarder réellement les risques que ça représente de choisir des solutions propriétaires.

Hugo